Lundi 16 mars 2009 1 16 /03 /Mars /2009 15:03

Notre responsabilité de dirigeants d’établissement nous amène à nous projeter et à envisager une hypothèse de situation sociale fortement dégradée dans les mois à venir, pouvant mettre à mal la continuité de notre capacité d’accueil d’usagers dans des conditions de sécurité et d’ordre suffisantes.

En effet, un climat social général agité, et la révision en cours de la convention collective qui régit notre secteur produit une certaine nervosité parmi nos personnels, à tel point que nous constatons des mouvements de grève tout à fait inhabituels, soutenus par une mobilisation sans précédent dans notre milieu socio professionnel.

 

Dans le cadre de l’ANDESI Aquitaine,  nous avons organisé une séance de travail autour de cette question à laquelle ont participé de nombreux directeurs d’établissements ou de services dont la particularité est d’assurer une « mission du service public » – en l’espèce accueillir des personnes à la demande d’une administration publique – tout en relevant du droit privé.

 

Selon la Cour de cassation sociale en date du 16 mai 1989, la grève se présente comme une « cessation concertée du travail en vue d’appuyer des revendications professionnelles ». Trois éléments doivent être réunis pour qu’un arrêt de travail constitue une grève : un arrêt total du travail, une cessation collective et concertée du travail, et des revendications professionnelles.

Il n’existe au-delà de ces conditions aucune obligation : ni préavis, ni délai particulier, ni obligation de service minimum.

 

Le droit de grève est reconnu par la constitution en ces termes : « Le droit de grève s’exerce dans le cadre des lois qui le réglementent ».

Hormis l’interdiction de ce droit à certains corps constitués (police, magistrature), la loi le réglemente dans les services publics. Mais contrairement à une « illusion culturelle », le secteur associatif, fut-il habilité, n’est pas soumis à cette réglementation.

 

En effet, le fait que nous remplissions une « mission du service public » ne nous assimile pas à un service public, ni ne nous en donne délégation. Selon le service juridique de l’URIOPSS qui s’appuie sur l’article L.521-1 du Code du travail, « seules les entreprises ayant une mission de service public sont tenus de mettre en place un service minimum (qui s’impose aux salariés) pour assurer la continuité du service ». En effet, les dispositions spéciales des articles 521-2 et suivant du Code du travail concernent les personnels de l’état et des collectivités territoriales, mais aussi les salariés d’organismes publics (port autonome de Bordeaux) ou privés (CFA) ou de la CPAM. Elles s’appliquent aux travailleurs des établissements publics de soins (hôpital public), mais ne s’appliquent pas dans des entreprises privées, telle une clinique ou une maison de retraite, sauf si par convention, cette entreprise assure une mission de service public (PSPH).

Or, toujours selon l’URIOPSS, il n’y a pas, par principe, de mission de service public pour les entreprises privées du secteur non lucratif.

Nous ne sommes donc pas fondés à imposer un service minimum à nos salariés.

Pour ce faire, il faudrait, dans le cadre d’une convention expresse, que lesdits établissements aient reçu une délégation de service public, selon les modalités des articles 40 à 42 de la loi hospitalière du 31/12/1970.

En dehors de ce cas précis, et notamment pour les cliniques ou les maisons de retraite, la loi n’impose aucun service minimum.

En revanche, la jurisprudence montre qu’en cas de menace à l’ordre public, et pour assurer la sécurité des personnes dont l’employeur a la charge, la mise en place d’un service minimum peut se justifier – sous réserve de l’acceptation des salariés.

 

Il appartient bien évidement à chaque dirigeant de tenter de maintenir le meilleur climat social dans son entreprise, et le cas échéant, de tenter d’organiser par tout moyen de concertation ou de redéploiement des ressources un mouvement de grève au bénéfice de la continuité du service, par l’élaboration et la signature d’un protocole d’accord avec les syndicats ou les représentants du personnel, permettant le maintien de l’activité, fut-il à minima.

Ce protocole peut organiser le service avec les salariés non grévistes, ou avec ceux, grévistes, qui accepteraient de venir travailler pour le bien de l’établissement.

Il est parfaitement interdit d’embaucher des personnels en CCD pour palier les carences de personnels.

Mais, selon le SOP, la jurisprudence a précisé que cet accord ne s’applique que si et seulement si les salariés l’acceptent individuellement.

 

La question reste donc pleine et entière en cas de mouvement généralisé ne permettant pas au dirigeant de l’établissement ou du service d’avoir à disposition le personnel nécessaire et suffisant pour garantir la sécurité des biens et des personnes.

 

Dans ce cas, seules deux options s’ouvrent à nous :

1/ La fermeture de l’établissement parce que l’employeur peut prouver qu’il est empêché de fournir du travail ou d’assurer la sécurité des salariés (Cassation sociale, 26/02/1992) qui implique que les jeunes sont, soit renvoyés chez eux, soit remis au prescripteur en l’absence de solution alternative.

Dans ce cas, il nous apparaît intéressant qu’un minimum de confiance soit accordée au chef d’établissement, et que l’administration se positionne plus comme un chercheur de solution à ses côtés, plutôt que comme un contrôleur tatillon de la régularité des situations individuelles.

2/ La réquisition par le Préfet selon les termes de la loi de sécurité intérieure du 18 mars 2003, à la condition posée par l’article 2215-1 du code des collectivités territoriales que ces réquisitions soient justifiées par une atteinte avérée au bon ordre, à la tranquillité ou à la sécurité publique, et que cette réponse soit construite de façon de répondre uniquement aux besoins de sécurités des personnes et des biens.

 

Nous avons bien noté, lors d’une conversation téléphonique jeudi denier avec Monsieur COURTEIX, DiDPJJ, que dans ce cas extrême, il appartiendrait au Directeur d’établissement de lui fournir un liste et un planning de travail des personnels en vue de l’organisation de ce service minimum, qui serait transmise au Préfet pour réquisition par les voies légales.

 

Cette conversation téléphonique nous semble d’ailleurs confirmer la validité de notre raisonnement, qui pourrait alors devenir le « mode d’emploi » d’une situation bien improbable, que nous ne souhaitons et à laquelle nous ne voulons pas faire de publicité, mais que notre fonction nous demande de prévoir le cas échéant.

Par ANDESI - Publié dans : Patrick Wendling
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Mercredi 21 janvier 2009 3 21 /01 /Jan /2009 11:19

 



L'assemblée générale ordinaire se tiendra donc le mercredi 11 février 2009 à l'ISE TOURNY à 14 heures qui nous fait la gentillesse de nous inviter.
Ceux qui souhaitent se retrouver pour le déjeuner avant se font connaître auprsè de Francis qui organisera qq chose dans un resto du coin,s'il le souhaite.
Outre les traditionnels rapports moral, que je vous présenterai, et le rapport financier, que Francis, nouveau trésorier, proposera à vos votes, cette assemblée générale devra organiser le travail ordinaire de l'année. C'est à dire que nous y défiirons ce que nous voulons faire ensemble cette année.
Il est bien évident que cela n'empêche en rien le travail extraordinaire, à l'image de la mobilisation des MECS ces derniers mois.
Souhaitant vous voir tous lors de cette AG, pour illustrer la rengaine que nous trouvons à l'ANDESI Aquitaine ce que nous y apportons, ou pour paraphraser un leader remis récement à la mode: ne te demande pas ce que l'ANDESI Aquitaine peut faire pour toi, demande toi ce que tu peux faire pour l'ANDESI Aquitaine.

Haut les coeurs!

PS vous trouverez sur ce blog de nouveaux documents techniques à télécharger, mis à disposition par l'ISE TOURNY, et trsèintéressants malgrés des titres vénusiens.

Par ANDESI - Publié dans : Patrick Wendling
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Vendredi 19 septembre 2008 5 19 /09 /Sep /2008 09:11
Chers collègues MECSiens
Suite à l'idée de Francis BELLOT, il semble intéressant que les Directeurs des MECS concernées puissent se concerter avant cette réunion.
Il ne s'agit sans doute pas parler d'une seule voix, mais de pouvoir afficher clairement ses objectifs pour travailler au coté des collègues dans la sereinité, ou pour certains dans la coopération,et éviter de s'écharper devant nos tarificateurs.
D'autre part, l'expérience menée par notre ex camarade Georges (pax in terris retraitarum POMMET) de transformation de sa MECS en ITEP¨, si elle était judicieuse, réfléchie et organisée, n'en n'a pas moins été saisie à la hussarde par les autorités avec les dégats collatéraux que l'on connait.
Lors de cette réunion de préparation du dernier schéma départemental, à laquelle je n'ai pu assister, il semble que le message fut le suivant: il 'y a pas assez de place pour toutes les MECS du département dans les années à venir... Je me trompe?
Il y a donc lieu de construire si  ce n'est ensemble, du moins sans nous tirer dans les pattes, l'évolution de nos établissements.
En ce qui concerne celui que je dirige, je sais bien que la période faste que nous traversons actuellement (établissement en sureffectif provisoire, équipe plus solide et efficace, jeunes bien suivis et tenus(sans parler du Directeur...)) est tout à fait conjoncturelle, et que la situation peut se retourner comme une crèpe à la faveur du départ d'un personnel particulièrement représentatif, l'arrivée d'un jeune brûlant, ou tout autre évennement propre à déstabiliser l'équilibre fragile du fonctionnement d'un collectif centré autour d'adolescents en grandes difficultés .
(Ce qui, avec le recul, remet à leur juste place les théories sur la démarche qualité qui se voudraient omnipotentes ,comme se prétendaient à l'époque les lacaniens).
Je sais que je "profite" en ce moment des difficultés d'autres établissement, même si je renvoie systématiquement les sollciteurs sur ces dits établissements.
Il y a quelques années, la situation était inverse, et je ramais pour redresser l'établissement. Je me souviens de l'aide  et du soutien recus alors de mes collègues...

Une hypothèse à la question du devenir de l'offre départementale, outre le recrutement extérieur qui reste limité, serait de pouvoir retracer une carte de l'offre départementale en fonction de territoires ou de spécificités, voire de spécialités de chacun d'entre nous, qui pourraient d'ailleurs se croiser: il est évident qu'un établissement situé en centre ville a d'autre moyens et d'autres limites qu'une structure sise dans un commune rurale. Qu'une MECS en limite de département sur un axe de commnunication a d'autres opportunités qu'une institution à l'écrt du monde, etc...
Il est clair aussi que restent sans réponse l'accueil des 5 "patates chaudes annuelles" qui mettent le feu partout. Que l'offre d'établissement de soins pour adolescents (et non pas grands enfants) est toujours dramatiquement reduite...
Bref, y'a de quoi causer.
Notre concertation ne pourrait elle pas couvrir ces questions, ou plutôt est il envisageable de faire le point des objectifs ou voies d'évolutins que chacun envisage, et d'observer si des convergences existent?
Le débat est ouvert, j'éspère qu'il sera riche.
Par ANDESI - Publié dans : Patrick Wendling
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Mardi 1 juillet 2008 2 01 /07 /Juil /2008 16:49

Chers collègues.
Nous voici donc par la grâce de la technique moderne à l'aube d'une ère nouvelle où nous allons pouvoir partager ,nos outils, nos expériences et nos questions directement sur ce blogue.
Bien évidement, à l'image de nos réunions habituelles, cette nouvelle richesse se fonde sur le principe de l'auberg
e espagnole, où chacun trouvera ce que l'ensemble apportera.
Foin du Directeur consommateur, vive le Directeur Acteur !
Attention, ce site est pour l'instant en construction, soyez donc patient, le temps que nous prenions la main afin de vous permettre d'ajouter vos contributions diverses et variées.
Nous espérons pouvoir le mettre en oeuvre progressivement d'ici au mois de
septembre.

D'ici là, soyez patient, et commencer à fouiller à droite à gauche sur ce blogue, y'a déjà des pt'tites choses intéressantes

Patrick WENDLING

(en illustration: le Präzident et l'étoile)



Par ANDESI - Publié dans : Patrick Wendling
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Vendredi 20 juin 2008 5 20 /06 /Juin /2008 17:03
Chers collègues ANDESISTES,

ça y est nous avons un blog premium, Patrick a les codes d'accés pour mettre en ligne tous les documents que vous voulez (le baptême du p'tit dernier), (la communion de la grande fille.....)

attention, le site n'est pas encore protégé par mot de passe, donc tout le web peut y entrer ! ne mettez rien de confidentiel en ligne pour le moment !

en attendant je vous mets en ligne une photo du plus bel établissement de la Dordogne, titulaire de 4 "miam" au guide de l'ANDESI-AQUITAINE, et vainqueur devant les 3F du tournois internationnal de foot-ball de CADILLAC, GRACE A UNE MANIPULATION HONTEUSE DES ADULTES QUI SE SONT LIGUES POUR ARRACHER A GRAND PEINE UNE COURTE VICTOIRE AUX VAILLANTS PETITS JEUNES DES 3F

Didier
Par ANDESI - Publié dans : Didier Aubard
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Mercredi 11 juin 2008 3 11 /06 /Juin /2008 21:24
Ben voilà, le blog est créé, nous sommes presque capables de mettre en ligne tous nos documents, sauf que pour ça y'a un abonnement à payer: il faut être "premium", et cela coûte  50 euros par an !

Est-ce que notre patron vénéré peut débloquer 50 euros ?

affaire à suivre

Didier
Par ANDESI
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